Anquetin Louis

(Etrepagny, 27 France, 26 janvier 1861 - Paris, 75 France, 19 août 1932) peintre conférencier esthéticien

 

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Georges Seurat

par Lucie Cousturier

"L'apparence physique de Seurat était semblable à l'idée qu'on se ferait du peintre d'après les figures élancées, raides et calmes qu'il a créées. C'est dans une attitude rigide, où se durcissaient ses formes hautes et pleines, qu'il équilibrait les ardentes poussées de son âme. Nuls déplacements inquiets n'agitaient sa tête harmonieuse et droite sur son buste, ni aucune expression de trouble, ses traits immobiles et réguliers, encadrés de brun. Mais l'occasion d'un bref colloque sur l'art révélait un regard brûlant et une voix psychologique, étranglée par l'impatience d'affirmer de chères convictions. Seurat, absorbant la tendresse de la lumière et des êtres, était doux comme le faisait prévoir le velours de ses yeux et des ses sourcils noirs, mais il se révélait entier et ombrageux lorsqu'on effleurait l'être intérieur qu'il amplifiait secrètement. Peu soucieux, d'ordinaire, de s'avancer au premier plan des discussions et des causeries, il s'y portait tout entier quand il espérait y nourrir le peintre. Il sortait alors de sa vie profonde avec l'ardeur d'une louve en quête, mais on ne pouvait le suivre dans sa retraite."

Lucie Cousturier, Seurat, Nanga (cartonnage illustré en couleurs - neuf -, 22 x 15 cm, 64 pages sur papier permanent Canson, illustré de dessins de Seurat)

10 euros port gratuit (France métropolitaine)

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exposition du 5 février au 9 mai 2010, Seurat, Schirn Kunsthalle, Francfort (Allemagne)

Lucie Cousturier fut la seule "élève" de Seurat

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sa vie

"En 1861 naissait dans un petit bourg du Vexin le fils d'un boucher prospère. En 1887, un nouveau mouvement pictural était né : le Cloisonnisme. Louis Anquetin en était considéré comme le chef par la critique, et ses amis d'alors, condisciple de l'atelier Cormon : Emile Bernard, Toulouse-Lautrec, Vincent van Gogh le considéraient comme le meilleur d'entre eux et le plus prometteur. En 1932 décédait dans le plus complet anonymat le peintre Louis Anquetin".

Thibaut de la Chatre résume brutalement une vie pourtant totalement dévouée à la peinture. Très proche d'Emile Bernard, son cadet, il le précédera dans le retour à la leçon des Anciens, préférant pour sa part ceux du nord de l'Europe et Rubens particulièrement auquel il consacrera un livre.

Dans la dizaine d'années où il fut aux avant-postes, il ouvrira la voie à Gauguin par l'entremise et l'appui d'Emile Bernard, il tentera de très grands formats (1897-1899), il lancera un salon des refusés (Le Salon du Palais des Arts Libéraux, 1891), il fréquentera Montmartre et ses cabarets, discutera intensément technique et esthétique avec ses camarades, découvrira le principe de la "couleur suggestive" en regardant le jardin familial à travers les carreaux de porte de couleurs différentes, exposera au célèbre Salon des XX à Bruxelles...

Puis retournera à l'étude du métier des Anciens jusqu'à chercher la composition de leur vernis que mettra au point son élève Jacques Maroger. Il accumulera les notes techniques qui ne parurent que bien après sa mort.

Il put également transmettre ses connaissances par de nombreuses conférences que suivait un public nombreux séduit par la clarté de son propos et ses qualités d'orateur.

 

l'artiste vu par ses confrères

Jacques Emile Blanche : "Anquetin, orateur, esthète, très écouté dans Montmartre pour son modernisme, faisait figure de chef d'école." (Les Arts Plastiques, Paris, 1931 - page 125)

 

Camille Pissarro : "Encore un qui fouille dans les cartons des anciens !"

 

Paul Signac : "Le dixième du talent d'Anquetin avec de l'originalité aurait suffit à produire des merveilles"

 

ses écrits

De l'Art, textes établis sur les manuscrits de l'auteur par Camille Versini, Nouvelles Editions Latines, Paris, 1970

 

Rubens, sa technique, analyse des tableaux de la Galerie de Médicis au Louvre, (Anciens et Modernes, Gustave Geffroy), Nilsson, Paris, 1924 (broché, 18 x 13 cm, 132 pages, 24 planches hors texte)

 

 

 

bon état / 18 euros

 

articles dans Comoedia dans les années 1912-1914

 

Egalement dans les Cahiers de l'Académie Anquetin entre 1964 et 1990

 

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