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sa vie
"En
1861 naissait dans un petit bourg du Vexin le fils d'un boucher
prospère. En 1887, un nouveau mouvement pictural était né : le
Cloisonnisme. Louis Anquetin en était considéré comme le chef
par la critique, et ses amis d'alors, condisciple de l'atelier
Cormon : Emile
Bernard,
Toulouse-Lautrec, Vincent
van Gogh le considéraient comme le
meilleur d'entre eux et le plus prometteur. En 1932 décédait dans le
plus complet anonymat le peintre Louis Anquetin".
Thibaut de la Chatre résume brutalement une vie pourtant totalement dévouée à
la peinture. Très proche d'Emile Bernard,
son cadet, il le précédera dans le retour à la leçon des Anciens, préférant pour
sa part ceux du nord de l'Europe et Rubens
particulièrement auquel il consacrera un livre.
Dans la dizaine d'années où il fut aux avant-postes, il ouvrira la voie à
Gauguin par l'entremise et l'appui d'Emile
Bernard, il tentera de très grands formats
(1897-1899), il lancera un salon des refusés (Le Salon du Palais des Arts
Libéraux, 1891), il fréquentera Montmartre et ses cabarets, discutera
intensément technique et esthétique avec ses camarades, découvrira le principe
de la "couleur suggestive" en regardant le jardin familial à travers les
carreaux de porte de couleurs différentes, exposera au célèbre Salon des XX à
Bruxelles...
Puis retournera à l'étude du métier des Anciens jusqu'à chercher la
composition de leur vernis que mettra au point son élève Jacques
Maroger. Il accumulera les notes techniques
qui ne parurent que bien après sa mort.
Il put également transmettre ses connaissances par de nombreuses conférences
que suivait un public nombreux séduit par la clarté de son propos et ses
qualités d'orateur.
l'artiste vu par ses confrères
Jacques Emile Blanche : "Anquetin, orateur, esthète, très écouté dans Montmartre pour son
modernisme, faisait figure de chef d'école." (Les Arts Plastiques, Paris,
1931 - page 125) Camille
Pissarro : "Encore un qui
fouille dans les cartons des anciens !" Paul
Signac : "Le dixième du
talent d'Anquetin avec de l'originalité aurait suffit à produire des
merveilles"
ses écrits
De l'Art, textes établis sur les manuscrits de l'auteur par Camille
Versini, Nouvelles Editions Latines, Paris, 1970
Rubens, sa technique, analyse des tableaux de la Galerie de Médicis au Louvre, (Anciens et Modernes, Gustave Geffroy), Nilsson, Paris, 1924 (broché, 18 x 13 cm, 132 pages, 24 planches hors texte)
bon
état / 18 euros
articles dans Comoedia dans les années 1912-1914
Egalement dans les Cahiers de l'Académie Anquetin entre 1964 et 1990
ses signatures ses autographes ses manuscrits
sa présence sur le Web
son contact ses amis
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