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Texte d'une feuille libre datée mai 1968 :
"Issue d'une famille d'artistes fixée à Lyon, France Audoul, née Martinon,
après trois années d'études à l'Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale, s'en
vint vivre à Paris où elle fréquenta divers ateliers, se libérant peu à peu
d'une formation très classique, sans renier jamais ses bases cependant. Les
maîtres du passé restent ses guides et chacune de ses expériences marquées de
scrupules et d'inquiétude en sont la preuve.
"Les circonstances de sa vie lui permirent de participer à des voyages d'art
aux rives de la Méditerranée, notamment la Crête et le Péloponnèse où l'art
égéen s'épanouit jadis, et de participer à sa présentation au grand public.
"De retour, elle fit partie d'un groupe d'artistes chargés de grandes
décorations murales pour les palais de l'Exposition 1937-1938 « Arts et
Techniques », parachevant ainsi son initiation à l'art monumental, sous la
direction de talentueux architectes.
"Peu après, survint le drame déchirant de la
guerre et de l'occupation.
"France Audoul dut vivre loin des siens, dans la région de Toulouse où,
résistante de la première heure, elle fut, en 1943, arrêtée par la Gestapo et
déportée au camp nazi de Ravensbrück.
"Artiste habile aux notations rapides, elle crut avoir compris sa mission.
Avec des moyens de fortune, risquant le tout pour le tout, elle put noter des
aspects du camp, des scènes, de pathétiques visages. Toujours servis par une
chance incroyable, ces dessins échappèrent aux fouilles redoutables des gardiens
et franchirent la porte du camp avec leur auteur lorsque vint la Libération.
"Après vingt ans, ils furent enfin édités grâce à l'appui de compagnons
fidèles et dévoués.
"Ainsi naquit la plaquette de dessins saisis sur le vif : « Ravensbrück, 150
000 femmes en enfer », qui fit son chemin.
"Au cours de ces vingt années, France Audoul avait repris sa palette. Bien
que de santé fragile, elle participa à de nombreuses Expositions de peinture,
toujours en bonne place. Elle a des oeuvres au Japon, aux musées de Bourges et
de Toulouse, ainsi qu'au musée du Struthof et à celui de Ravensbrück, en
Allemagne de l'Est. .
"En 1963, l'une de ses oeuvres fut achetée par la Ville de Paris. Enfin, en
1968, vient de paraître sous la forme d'une plaquette : « Prestigieux Montmartre
», série de compositions au lavis, retraçant les faits historiques aussi haut
que le souvenir peut remonter loin dans le temps.
"Ayant vécu longtemps sur ce Tertre admirable, France Audoul a voulu fixer un
certain nombre de scènes dramatiques, pittoresques ou joyeuses, afin de les
sauver de l'oubli, car elles sont dignes d'être connues des visiteurs, aussi
bien français qu'étrangers.
"Et déjà l'artiste se tourne vers de nouvelles et passionnantes réalisations,
toute animée de la volonté de les mener à bien et d'ajouter encore un maillon à
la chaîne de ses œuvres."
l'artiste vu par ses confrères
ses écrits

Prestigieux Montmartre par l'image, textes et illustrations de
France Audoul, sans éditeur, sans lieu, sans date 1968 ? (en
feuilles sous chemise, 27 x 20 cm, chemise de couverture, chemise
avec plan, 1 feuille pour le titre, une double feuille avec texte
manuscrit signé de l'artiste sur 3 pages, une double feuille
historique, 18 planches avec lavis pleine page)
Ravensbrück, 150 000 femmes en enfer, 32 croquis et portraits
faits au camp 1944-1945, 22 compositions et textes manuscrits, Le
Déporté, Paris, vers 1965 - préface de la Générale Paul Ely,
avant-propos de Maurice Thiriart
ses livres
ses signatures ses autographes ses manuscrits
ses oeuvres
sa présence sur le Web
son contact ses amis
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