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l'artiste vu par ses confrères
Cazals
Paterne Berrichon, hirsute et noir, irascible et grandiloquent,
formait avec Maurice du Plessys un contraste parfait ; il était aussi rude dans
son langage et aussi amer et aussi véhément dans ses imprécations que Du Plessys
était amène et courtois. Cet extraordinaire Paterne, que l'on a vu tour à tour
et avec le même enthousiasme, peintre, poète, conspirateur, antipropriétaire,
critique d'art et sculpteur, était d'un tempérament très coléreux ;
Verlaine n'avait pas toujours bon caractère
: aussi les discussions de Paterne, utopiste, et de
Verlaine, patriote et nationaliste,
prenaient-elles quelquefois un tour très acerbe. On se séparait presque fâchés ;
Paterne Berrichon se retirait en claquant les portes, quite à revenir le
lendemain reprendre l'orageuse discussion au point où elle en était restée.
D'ailleurs Paterne Berrichon, devenu plus tard le beau-frère de
Rimbaud, eut toujours pour
Verlaine la plus profonde admiration, et
s'il se querellait parfois avec le poète, il ne l'en défendait que mieux quand
l'occasion s'en présentait.
(F. A. Cazals et Gustave Le Rouge, Les
derniers jours de Paul Verlaine, nombreux documents et dessins, avec une
préface de Maurice Barrès, Mercure de France, Paris, 1911)
ses écrits
Poèmes décadents, 1883-1895
Vanier, Messein, Paris, 1910 (portrait de Paterne
Berrichon par M. Luce)
Le
vin maudit (plaquette de vers, frontispice de
Verlaine)
Rimbaud
article (s ?) dans la revue La Plume
ses livres
ses signatures ses autographes ses manuscrits
ses oeuvres
sa présence sur le Web
son contact ses amis
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