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C'est Achille
Devéria
qui présenta à Victor Hugo "ce jeune éphèbe de 18 ans" avec lequel il
travaillait. Ce sera "l'ami le plus cher de sa jeunesse". Fils d'un
commissaire-intendant de l'armée de Napoléon et d'une jeune fille du Piémont,
c'est dans cette région, aujourd'hui d'Italie, à Verceil, qu'il naquit le 11
mars 1806. Doué à la fois pour les lettres et les arts, il choisira sans état
d'âme cette dernière voie contrairement à son illustre ami ou à Théophile
Gautier, Alfred de
Musset, Auguste de
Châtillon ou même
Alfred de Vigny,
Mérimée et
Sainte-Beuve dont il fut
également proche. Ce goût littéraire ne sera pas sans influence sur
sa peinture : "Le peintre-poète sera aussi le peintre des poètes"
(Aristide Marie). Il sera également portraitiste et utilisera la
lithographie (et
l'eau-forte) mais, dès 1827, il s'imposera au Salon - face à
Delacroix
- par sa peinture, aujourd'hui conservée au musée de Rouen : "Le supplice de
Mazzepa". Son caractère tourmenté et inconstant ne lui permettra pas de
conserver l'avantage face à un "rival" qui s'envolera vers un destin d'une
autre force. Il qualifiera, dans un de ses articles pour les journaux, le
maître du Romantisme de "Mon peintre, c'est
Delacroix !".
En 1831, son tableau est
refusé au Salon pour des raisons plus politiques que picturales. Il ne
retrouvera jamais - si l'on exclut, en 1836, le "Triomphe de Pétrarque", une
toile de 8 mètres de large - ensuite le succès de ses débuts.
L'approche de la cinquantaine
le confronte à la perte de sa soeur qui veillait sur sa vie de tous les jours
et à l'exil de son ami à Guernesey. La rencontre d'une jeune femme de 27 ans
lui permettra de vivre quelques années d'un bonheur conjugal - et familial, il
eut deux enfants - trop court. Il est nommé directeur de l'école des
Beaux-Arts de Dijon en 1860 à la mort de
Ziegler et c'est Célestin
Nanteuil qui lui
succédera après sa mort survenue le 5 mai 1867.
Le peintre-poète - un peu
oublié par son ami Victor Hugo
- ne laissera que quelques rares poèmes
inédits, trois articles dans la presse et un oeuvre important mais inégal. l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
poésies
ses livres
Maurice Levaillant,
Victor Hugo, Juliette Drouet et "Tristesse d'Olympio" d'après des documents inédits, Delagrave, Paris, 1945 (broché, 22 x 14 cm, 128 pages, en frontispice portrait de Victor
Hugo par Louis Boulanger, tirage limité à 2050 exemplaires, numéroté)
A.
Marie, le Peintre poète Louis Boulanger, Floury, Paris, 1925
(in-4°, 138p)
ses signatures ses autographes ses manuscrits

ses oeuvres

sa présence sur le Web
son contact ses amis
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