Marc Chagall

(Vitebsk, Biélorussie, 7 juillet 1887 - Saint Paul de Vence, 06 France, 28 mars 1985) peintre graveur

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l'artiste vu par ses confrères

Charles Sorlier, Chagall, le patron, Séguier, Paris, 1989 (broché, 21 x 16 cm, 252 pages, bibliographie, index)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

André Verdet, Marc Chagall, photographies de Robert Hauert (Les grands peintres), Kister, Genève, 1956 (cartonné souple sous jaquette, 26 x 18 cm, 32 pages, photographies, une page manuscrite et deux pages de dessins)

 

 

 

 

 

 

ses écrits

Poèmes, Cramer, 1968 (37 x 28 cm, 24 bois, 238 exemplaires)

 

Le Cirque, Tériade, Paris, 1967 (42 x 32 cm, 38 lithographies)

 

Ma vie, traduction de Bella Chagall, avec 31 dessins de jeunesse et 14 reproductions d'eaux-fortes de l'auteur, Stock, Paris, 1970 (cartonnage éditeur toilé sous jaquette couleurs, 20 x 13  cm, 250 pages) édition originale 1931 chez le même éditeur

 

 

 

 

 

 

 

Chagall, Ernst, Miro, propos sur l'art recueillis par Edouard Roditi (Signes), Sedimo, Paris, 1967 (broché, 21 x 10 cm, 188 pages)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ses livres

E. Kornfeld, Catalogue raisonné de l'oeuvre gravé, des eaux-fortes et bois gravés, Kornfeld et Klipstein, Berne, 1972

 

F. Meyer, Chagall, Flammarion, Paris, 1964

 

J. Lassaigne, Le Plafond de l'Opéra de Paris, Sauret, Paris, 1965

 

J. Cassou, Chagall, Somogy, Paris, 1966

 

Hommage à Marc Chagall, Société Internationale d'Art du XXe siècle, 1969

 

Charles Sorlier, Les Céramiques et sculptures de Chagall, Sauret, Monte-Carlo, 1972

 

R. Marteau, Les Vitraux de Chagall, 1957-1970, Trinckvel, Paris, 1973

 

Le Message biblique de Chagall, Trinckvel, Paris, 1973

 

W. Haftmann, Chagall. Gouaches, dessins, aquarelles, Le Chêne, Paris, 1975

 

A. Pieyre de Mandiargues, Chagall, Maeght, Paris, 1975

 

Marc Chagall, Draeger-Vilo, Paris, 1979

 

Vercors (présenté par), Chagall, Maeght, Paris, 1980

 

W. Haftmann, Marc Chagall, Le Cercle d'Art, Paris, 1983

 

Chagall (Médecines et peintures), Chantereau, Paris, sans date (broché, piqûre à cheval, 22  x 17 cm, 20 pages, illustrations en noir et une en couleurs)

 

 

 

 

 

ses signatures ses autographes ses manuscrits

 

ses oeuvres

L'oeuvre gravé, Bibliothèque Nationale, Paris, 1970 (broché, 23 x 21 cm, 116 pages, 202 n°, illustrations en noir et en couleurs, textes de Etienne Dennery, Jean Adhémar, Ambroise Vollard, Fernand Mourlot et de l'artiste)

 

 

 

 

 

exposition du 28 juin au 29 octobre 2007, Monstres, chimères et figures hybrides, Musée National Marc Chagall, Nice (F 06)

communiqué de presse : Ces êtres hybrides, Chagall les a connus sans doute en regardant les diables des icônes et les compositions issues de la sculpture médiévale de son pays natal qu’il admirait profondément. La série des Caprices de Goya où l’homme prend si souvent l’aspect d’un âne a aussi retenu toute son attention. Plus généralement, l’hybridation, perceptible dans toute l’histoire de l’art a marqué l’imagination de Marc Chagall. En ce sens, il s’inscrit dans une tradition qui englobe des œuvres aussi célèbres que le retable d’Issenheim, les compositions de Jérôme Bosch ou de Johann Füssli. C’est dans la même tradition que trouvent à s’inscrire certains de ses contemporains. En effet, de Picasso à Brancusi, de Hans Arp à Victor Brauner, les quadrupèdes ailés, les femmes-oiseaux et autres monstres plus ou moins aimables, constellent la production du XXe siècle.
Dans l’iconographie de Chagall, l’hybridation trouve ses figures de récurrence : la tête humaine est remplacée par une tête d’animal, les bêtes ont des membres humains, dont elles se servent pour jouer de la musique ou pour peindre, de même qu’il pousse des bras et une tête aux violoncelles qui se jouent eux-mêmes. Quel sens peut-on donner à ces êtres ? Au delà de la dimension symbolique ou métaphorique, il ne faut pas exclure la dimension religieuse, liée aux traditions hassidiques de la région de Vitebsk, ville natale de l’artiste. Enfin, l'omniprésence des bêtes domestiques, vache, chèvre, coq, met l’accent sur les souvenirs d’une enfance au contact des bêtes. L’oncle boucher sacrifiait les vaches en leur murmurant des paroles apaisantes. La chèvre jouant du violon évoque les fêtes enchantées au son de la musique du violoniste ambulant. Le poisson rappelle la figure du père, marchand de harengs. Et si les oiseaux jouent aussi du violon ou du schoffar, c’est que leur chant est comparable à la musique divine.
Avec l'humour qui le caractérise, l'artiste n'hésite pas à se peindre lui-même en animal : sous les traits d'un coq (Le coq, 1947, musée national d'art moderne - Centre Pompidou, dépôt au musée des Beaux-Arts de Lyon) ou d’une chèvre, animal pour lequel il a maintes fois exprimé son affection et sa compassion. L’âne, animal modeste, mais aussi messianique, est ici donné comme une possible image de l’artiste (Autoportrait à la pendule, 1947, Paris). Ces figures composites sont donc toujours la marque d’un raccourci poétique, qui donne à voir en une seule image ces divers niveaux de représentations. André Breton en 1941, parlait de l’entrée de la métaphore dans la peinture du XXe siècle avec Chagall. Il soulignait sa capacité à «affranchir l’objet des lois de la pesanteur, abattre la barrière des éléments et des règnes» et à traduire en langage plastique les traces troubles du rêve comme l’essence des êtres et des choses.

 

exposition du 16 janvier au 1er avril 2007, "Les univers du peintre", Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône (Hôtel Castillon - 21 bis, cours Mirabeau - 13100 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 93 03 67 - www.cg13.fr )

L'exposition présente trois séries d’illustrations : les gravures de la Bible ont été commencées dès 1931, L’Odyssée date de 1954 et les Poèmes ont été publiés en 1968.

Ces œuvres démontrent la capacité de Chagall à illustrer, tout au long de sa carrière, des textes d’origines très différentes avec une inspiration diversifiée qui fait ici écho aux souvenirs de sa jeunesse juive et russe ou à la découverte, tardive, mais éblouie, de la Grèce.

Les œuvres sélectionnées présentent aussi trois manières d’aborder l’illustration : La gravure sur cuivre, à l’eau forte et à la pointe sèche, pour La Bible, dans la grande tradition de Rembrandt et Gustave Doré, la lithographie, mode majeur de l’illustration au XXe siècle, par les facilités qu'elle offre aux peintres et la gravure sur bois, enfin, dont il met particulièrement à profit le matériau en jouant de la texture du bois de fil.

 

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