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Il était le fils d'Emile Bayard
et a écrit de nombreux livres autour de l'art. Il était par ailleurs
inspecteur au Ministère des Beaux-Arts
l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
L’Education artistique par l’image et l’anecdote, introduction à l’histoire de l’art, préface de E.
Peynot, statuaire, membre du jury de l’Ecole des Beaux-Arts, ouvrage orné de quatre cents gravures, Librairie mondiale, Paris,
sans date (32 x 24 cm, 600 pages)
L'Amour dans l'Art et dans la Vie, Bibliothèque des Curieux, Paris
(illustré de 16 gravures anciennes)
Les
Grands maîtres de l'art, Garnier
Les
Styles Régence et Louis XV,
Garnier
Le
Style Louis XVI,
Garnier
L'art de reconnaître la céramique française et étrangère,
terre-cuite ...,
Garnier
L'Art de reconnaître les styles,
Garnier
Le
Bon goût dans le geste, sur soi, dans la maison,
Garnier
Le
Style Empire, architecture, ameublement,
Garnier
 L'Art en Anecdotes (L'Education artistique), ouvrage orné de
153 gravures, Albin Michel, Paris, sans date (24 x 15 cm, 480 pages) "Ce livre n'est rien qu'une glane,
et je me suis borné à classer mon butin. Le lecteur en s'amusant s'instruira,
aussi bien dans le passé que dans le présent, car j'ai joint aux fleurs fanées,
les fleurs fraîches de mes propres souvenirs."
Quelques peintres célèbres ont été atteints de daltonisme, c’est-à-dire
qu’ils confondaient les couleurs entre elles et l’on a prétendu que Henner
était un de ceux-là. Le rouge et le vert, notamment, étaient soigneusement
séparés sur sa palette. Gageons que nombre d’impressionnistes sont affligés d’un
daltonisme aigu, dont ils ne veulent pas convenir ! (L’Education artistique
par l’image et l’anecdote, Albin Michel)
Mais, nous dira-t-on, et Degas, et Renoir, et Sisley, Caillebotte,
Cézanne, Pissarro, Monet, etc., vous n’en
parlez point ? Nous y voici. Ici la réaction tourne au pire dans l’enthousiasme
admiratif. Ces peintres, acclamés par le snobisme, ne sont cependant point tous
indifférents. Leurs pochades sont souvent jolies de couleur ; leurs
effleurements, par parties, sont quelquefois agréables, mais que tout cela est
factice !
Fragilités sentimentales au résumé, qui n’ont rien de comparable au
chef-d’œuvre, quoiqu’en disent les marchands de tableaux et les « gogos ».
D’ailleurs, en exagérant la note du snobisme, c’est-à-dire en tombant dans la
folie, n’acclama-t-on pas un jour, Gauguin et Van Gogh ! (et tant
d’autres dont le nom nous échappe !) Ainsi donc les admirateurs forcenés de
Renoir, Sisley, Degas, etc., de qui le talent est parfois
incontestable, allaient encore se compter sur Gauguin et Van Gogh !
C’en était trop et, véritablement, la liberté d’expression souvent excessives
des premiers ne méritait pas d’être confondue avec la démence des seconds !
Aussi bien la réaction basée sur l’impuissance autorise-t-elle toutes les
aberrations, de l’excentricité jusqu’à l’incohérence. (L’Education artistique
par l’image et l’anecdote, Albin Michel)
Un ministre des Beaux-Arts, très éclectique, voulut essayer, il y a quelques
années, la valeur de certains artistes impressionnistes prônés par des critiques
très avancés. Les commandes de l’Etat, disaient ces critiques, allaient toujours
à l’art officiel, aux Prix de Rome, aux membres de l’Institut, aux
« pompiers » ! Pourquoi ne commandait-on jamais des modèles pour nos
manufactures nationales, aux « innovateurs », aux artistes originaux (!) ? Et de
fait, le ministre très éclectique essaya, et commanda des projets aux notables
impressionnistes. Or, le résultat fut déplorable, et le ministre n’insista pas.
Mais, lorsqu’il demanda au directeur de la manufacture en question de rendre les
projets à leurs auteurs, le directeur proposa habilement d’acheter lesdits
projets indignes d’être interprétés, afin que pareil essai — aussi désastreux —
ne lui fût plus imposé dorénavant et demeurât en exemple. Voici pourquoi, dans
une manufacture célèbre, figurent, parmi des œuvres admirables exécutées, des
œuvres détestables qui ne le seront jamais, et pour cause ! (L’Education
artistique par l’image et l’anecdote, Albin Michel, p 248)
La langueur est une des formes du snobisme et cela nous amène à reparler de
l’impressionnisme. On soumettait une toile au jury du Salon d’Automne. Le Salon
d’Automne est pour ainsi dire le Salon officiel de l’art impressionniste. Par
inadvertance, elle était présentée de travers, l’horizon perpendiculaire au sol.
personne n’y comprenait rien. On l’admit : « Pardon, objecta quelqu’un, il n’est
pas droit, ce tableau... Voilà comment il faut le voir. » Et l’horizon redevint
horizontal. Cette fois, la toile fut refusée ! Rigoureusement authentique.
(L’Intransigeant, repris dans L’Education artistique par l’image et
l’anecdote, Albin Michel, p 330)
Autre anecdote garantie exacte, où il s’agit toujours de l’art impressionniste.
Une collection très importante par le nombre d’œuvres, et surtout par leur
rémunération fantastique, est soumise à un expert pour l’estimation définitive.
L’expert est un bon peintre paysagiste. Toile par toile, la collection défile,
un homme de peine présente à distance chaque tableau que l’expert examine. Le
propriétaire de la collection assiste à la séance. La scène suivante se passe ;
l’expert dit à l’homme de peine : « Mon ami, vous me présentez ce tableau à
l’envers. » « Pardon », proteste le propriétaire de la collection, « le tableau
est à l’endroit. » « Vous vous trompez, assure l’homme de l’art. » Et,
interloqué, par obéissance et dans le doute, sur l’ordre du propriétaire, le
tableau est présenté dans un autre sens. Même scène : « Encore à l’envers ce
tableau ! » s’écrie l’expert. « Vous voyez bien que j’avais raison tout à
l’heure », croit conclure le propriétaire de la collection. Finalement, on
cherche la signature de l’artiste (?) qui seule précise décidément le sens du
tableau. Lequel tableau, entre parenthèses, avait été vendu 18 000 F ! Mystère
et... indiscrétion ! (L’Education artistique par l’image et l’anecdote,
Albin Michel, p 331)
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