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| Mais la description de l'environnement de l'artiste naissant ne serait pas complète sans la mention de la propriété de la famille, Peyrelebade dans le Médoc (près de Bordeaux) qu'il vendra dans les années 90, confronté qu'il était à de gros problèmes d'argent. Curieusement d'ailleurs, il abandonnera alors son obsession du noir pour faire rentrer la couleur dans son œuvre : une coupure avec une jeunesse et une adolescence - prolongée - trop rêveuse et entretenue par le charme un peu fantasmagorique, pour qui voulait le voir, des grands arbres et de la lande côtière.
Sa "conception" américaine, en Louisiane, ajoutée à son talent, lui apportera au début du XXe siècle la consécration des amateurs des Etats-Unis. En effet son père qui travaillait là-bas décida de rentrer en France quand sa femme fut enceinte de Bertrand-Jean qui devint Odilon, en hommage à sa mère, Marie-Odile.
A 40 ans, il épouse une jeune Créole (Madagascar) qui l'aidera beaucoup dans l'organisation de sa vie matérielle. Parallèlement il commence à être reconnu car son art trouve un écho d'abord chez Mallarmé qui devint son ami, puis chez les poètes symbolistes, les Parnassiens, un peu trop intellectuels à son goût.
L'écriture ne lui était pas étrangère, il avait publié très jeune des articles dans la presse et avait noté régulièrement des réflexions qui furent réunis en 1922 dans un volume plein de charme : A soi-même. La fréquentation d'amis poètes ou écrivains comme, en plus de Mallarmé, Joris-Karl Huysmans, Paul Verhaeren ou André Gide, lui était naturelle mais son "monde" n'était pas littéraire, il était peintre avant tout.
Le fantastique - il fut reconnu comme un précurseur par les Surréalistes - qui apparaît franchement dans certaines de ses œuvres n'est que le croisement entre une observation poussée à l'extrême, une imagination fertile et une technique totalement disponible. Et quand il semble absent, comme dans ses bouquets de fleurs qui paraissent si réalistes, on se retrouve face au même mystère, juste de l'autre côté d'une frontière que l'artiste nous aide à effacer.
ses écrits
Rodolphe Bresdin, catalogue du Salon d'Automne, 1908
A soi-même, journal - notes sur la vie, l'art et les artistes, Floury, Paris, 1922
Lettres d'Odilon Redon, Van Oest, Bruxelles, 1923
Un article, compte-rendu du Salon, dans La Gironde en 1868 sur les débuts de l’impressionnisme (école des Batignolles)
Confidences d'artiste, in La Vie, 1912 (30 novembre, pages 134-136 - 7 décembre, pages 173-175 - 14 décembre, pages 204-206)
textes de l'artiste et de Jules Adeline, Amaury-Duval, Jean-Michel Atlan, Camille Bellanger, Albert Besnard, Jacques Emile Blanche, Eugène Boudin, Paul Cézanne, John Constable, Camille Corot, Gustave Courbet, Lucie Cousturier, Charles Daubigny, Eugène Delacroix, Maurice Denis, Eugène Fromentin, Louis Galloche, Michel Georges-Michel, Anne Louis Girodet-Trioson, Vincent van Gogh, Paul Huet, Wassily Kandinsky, Charles Lapicque, Marie Laurencin, Jean Pierre Laurens, Charles Louis François Le Carpentier, Horace Lecoq de Boisbaudran, Michel Ange, Claude Monet, Morin Jean, Roger de Piles, Camille Pissarro, Odilon Redon, Georges Rouault, Théodore Rousseau, Paul Sérusier, Gino Severini, Paul Signac, Pierre Henri de Valenciennes, Léonard de Vinci, Claude Henri Watelet, James Whistler
Les rapports du graveur avec son cuivre : de la technique d'Abraham Bosse à l'intérêt de Dali, en passant par Picasso, Rouault ou Pissarro, trente artistes, dont des contemporains ,dévoilent leurs rapports, souvent passionnels, avec la planche à graver. Textes de Paul Valéry (qui grava), Gaston Bachelard (en exergue), Jules Adeline, André Béguin, Abraham Bosse, Jean Feugereux, Adolphe Potémont, A. P. Martial (c'est le même que le précédent), Auguste Delatre, Pablo Picasso, Albert Flocon, Jean Eugène Bersier, Stanley William Hayter, Alphonse Lamotte, Maxime Lalanne, Virgil Nevjestic, L. R. Berge, Charlotte Reine, Etienne Cournault, Mario Avati, Georges Rouault, Marcelin Desboutin, Odilon Redon, Salvador Dali, Camille Pissarro, Jacques Villon
ses livres
monographies par André Mellerio (Floury, 1923), Claude Roger-Marx (N.R.F., 1925)
A. Mellerio, Odilon Redon, Catalogue de l'oeuvre gravé et lithographié, Documents pour l'Etude de la Gravure Française, Paris, 1913
Roseline Bacou, Odilon Redon, Cailler, Genève, 1956 (2 volumes)
Huysmans, Gauguin, Jammes..., Lettres à Odilon Redon, Corti, Paris, 1963
J. Selz, Odilon Redon, Flammarion, Paris, 1971
J. Cassou, Odilon Redon, Delta, Vevey (Suisse), 1974
ses oeuvres
exposition du 7 juillet au 16 octobre 2011, Odilon Redon, prince du rêve, Musée Fabre, Montpellier (F 34)
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