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sa vie

Un
esprit sain mais qui ne se donne pas de limites, une observation
scrupuleuse de la Nature jusqu'en ses moindres détails (brin
d'herbe...) avec le regard d'un scientifique et l'imagination d'un
poète, des techniques variées mais parfaitement maîtrisées et
adaptées à son art, sont quelques-unes des qualités qui ont fait que
Redon fut en avance d'une ou deux générations.
Contemporain exact des Impressionnistes, il les
trouvait un peu "bas de plafond", lui qui complétait leur
observation de la Nature du recours constant à l'imagination qu'elle
suscitait en lui, il fut reconnu et apprécié d'Emile
Bernard et des
Nabis,
Bonnard,
Vuillard, Maurice
Denis.
Jeune,
il fut un admirateur de l'art de
Delacroix, ce
qui n'était pas rare à l'époque, mais aussi de celui de
Pissarro ce qui
était moins courant d'autant que celui-ci n'avait que 10 ans de plus
que lui. La rencontre d'un botaniste, Armand Clavaud, lui donna le
goût des fleurs - et quelles fleurs quand on pense à ses merveilleux
bouquets au pastel ! - et celle, en 1863, du grand graveur
Bresdin un
intérêt qui ne se démentit pas pour la gravure au sens large, même
s'il privilégia surtout la lithographie dans des suites, devenues
rares dans leur intégrité. Mais la description de
l'environnement de l'artiste naissant ne serait pas complète sans la
mention de la propriété de la famille, Peyrelebade dans le Médoc
(près de Bordeaux) qu'il vendra dans les années 90, confronté qu'il
était à de gros problèmes d'argent. Curieusement d'ailleurs, il
abandonnera alors son obsession du noir pour faire rentrer la
couleur dans son oeuvre : une coupure avec une jeunesse et une
adolescence - prolongée - trop rêveuse et entretenue par le charme
un peu fantasmagorique, pour qui voulait le voir, des grands arbres
et de la lande côtière.
Sa
"conception" américaine, en Louisiane, ajoutée à son talent, lui
apportera au début du XXe siècle la consécration des amateurs des
Etats-Unis. En effet son père qui travaillait là-bas décida de
rentrer en France quand sa femme fut enceinte de Bertrand-Jean qui
devint Odilon, en hommage à sa mère, Marie-Odile.
A 40 ans, il épouse une jeune Créole (Madagascar) qui l'aidera
beaucoup dans l'organisation de sa vie matérielle.
Parallèlement il commence à être reconnu car son art trouve un écho
d'abord chez Mallarmé qui devint son ami, puis chez les poètes
symbolistes, les Parnassiens, un peu trop intellectuels à son goût.
L'écriture ne lui était pas étrangère, il avait publié très jeune
des articles dans la presse et avait noté régulièrement des
réflexions qui furent réunis en 1922 dans un volume plein de charme
: A soi-même. La fréquentation d'amis poètes ou écrivains
comme, en plus de Mallarmé, Joris-Karl Huysmans, Paul Verhaeren ou
André Gide, lui était naturelle mais son "monde" n'était pas
littéraire, il était peintre avant tout. Le
fantastique - il fut reconnu comme un précurseur par les
Surréalistes - qui apparaît franchement dans certaines de ses
oeuvres n'est que le croisement entre une observation poussée à
l'extrême, une imagination fertile et une technique totalement
disponible. Et quand il semble absent, comme dans ses bouquets de
fleurs qui paraissent si réalistes, on se retrouve face au même
mystère, juste de l'autre côté d'une frontière que l'artiste nous
aide à effacer. l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
Rodolphe Bresdin,
catalogue du Salon d'Automne, 1908
A soi-même, journal - notes sur la vie, l'art et les
artistes, Floury, Paris, 1922
Lettres d'Odilon Redon, Van Oest, Bruxelles, 1923
Lhote
André, De la Palette à l’écritoire, Corrêa, Paris, 1946 (broché, 19 x 12 cm, 438 pages)
- Présentation et écrits d'artistes : Nicolas
Poussin,
L'Académie Royale de Peinture et de Sculpture (Champaigne,
Blanchard,
Jean Baptiste
Champaigne,
Le Brun),
Watteau,
Quentin La Tour,
Joseph Vernet,
David,
Prud'hon,
Girodet,
Géricault,
Horace Vernet,
Delacroix,
Ingres,
Amaury-Duval,
Victor Mottez,
Fromentin,
Corot,
Millet,
Courbet, Claude
Monet,
Cézanne,
Renoir,
Manet, Odilon
Redon, Emile
Bernard,
Gauguin,
Degas,
Van Gogh,
Sérusier,
Signac, Henri
Matisse, Georges
Braque, André
Derain,
Maurice Denis,
Dunoyer de Segonzac,
Maurice de Vlaminck,
Gleizes et
Metzinger
écrits publiés
Jean
Feugereux,
Ciels,
écrits et peinture
(1988 - 1991), suivi d'une anthologie d'écrits
d'artistes sur la couleur, la lumière, le ciel et le soleil, préface de
Bernard Debré et Maurice Dousset, Nanga,
Saint-Guénolé, 1995 (cartonné sous jaquette couleurs - neuf -, 26 x 19 cm,
126 pages, illustré en couleurs) - catalogue de l'exposition au château et musée de la
Poste de Amboise (37 France), juin - août 1995 - textes de l'artiste et de
Jules Adeline,
Amaury-Duval,
Jean-Michel Atlan,
Camille Bellanger,
Albert Besnard,
Jacques Emile Blanche,
Eugène Boudin,
Paul Cézanne,
John Constable,
Camille Corot,
Gustave Courbet,
Lucie Cousturier,
Charles Daubigny,
Eugène Delacroix,
Maurice Denis,
Eugène Fromentin,
Louis Galloche,
Michel Georges-Michel,
Anne Louis Girodet-Trioson,
Vincent van Gogh,
Paul Huet,
Wassily Kandinsky,
Charles Lapicque,
Marie Laurencin,
Jean Pierre Laurens,
Charles Louis François Le Carpentier,
Horace Lecoq de Boisbaudran,
Michel Ange,
Claude Monet,
Morin Jean,
Roger de Piles,
Camille Pissarro,
Odilon Redon,
Georges Rouault,
Théodore Rousseau,
Paul Sérusier,
Gino Severini,
Paul Signac,
Pierre Henri de Valenciennes,
Léonard de Vinci,
Claude Henri Watelet,
James Whistler
30 euros port gratuit pour la France métropolitaine
Cuivre, écrits et paroles d'artistes, Nîmes, 1989 (broché - neuf -, 13 x 13 cm,
un véritable cuivre orne la couverture, 40 pages sur papier bouffant 90 grammes, impression "couleur cuivre", 300 exemplaires tous numérotés, références bibliographiques) Les rapports du graveur avec son cuivre : de la technique d'Abraham
Bosse à l'intérêt de
Dali, en passant par
Picasso,
Rouault ou
Pissarro, trente artistes, dont des contemporains ,dévoilent leurs rapports, souvent passionnels, avec la planche à graver. Textes de
Paul Valéry (qui grava), Gaston Bachelard (en exergue),
Jules Adeline,
André Béguin,
Abraham Bosse,
Jean Feugereux,
Adolphe Potémont,
A. P. Martial (c'est le même que le précédent),
Auguste Delatre,
Pablo Picasso,
Albert Flocon,
Jean Eugène Bersier,
Stanley William Hayter,
Alphonse Lamotte,
Maxime Lalanne,
Virgil Nevjestic,
L. R. Berge,
Charlotte Reine,
Etienne Cournault,
Mario Avati,
Georges Rouault,
Marcelin Desboutin,
Odilon Redon,
Salvador Dali,
Camille Pissarro,
Jacques Villon.
18 euros port gratuit pour la France
métropolitaine
monographies...
Pierre Mornand,
Emile Bernard et ses amis,
Van Gogh,
Gauguin,
Toulouse-Lautrec,
Cézanne, Odilon
Redon (Ecrits
et documents de peintres, Pierre Cailler), Pierre Cailler, Genève, 1957
(broché - petite brûlure circulaire en haut de la couverture sinon bon état -,
17 x 11 cm, 96 pages, 10 planches hors texte commentées en noir et en couleurs)
tirage limité à 1200 exemplaires (+ 100 de chapelle) numérotés
28 euros

monographies par André Mellerio (Floury, 1923), Claude Roger-Marx (N.R.F.,
1925)
ses signatures ses autographes ses manuscrits
sa présence sur le Web
son contact ses amis
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