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Peintre
à la vocation précoce, Henri Regnault choisit la voie royale
du Prix de Rome qu’il obtient à l’unanimité en 1866. La Villa
Médicis, Madrid, Grenade, Tanger, son itinéraire induit l’évolution
de son art autant que son inspiration épouse son itinéraire. Avec
lui le lecteur part à la découverte d’un destin digne des épopées
anciennes : Roland à Roncevaux ou mieux encore Achille sous les
murailles de Troie, Achille qui l’a si magnifiquement inspiré lors
du Concours de Rome sur le thème « Thétis apportant à Achille les
armes forgées par Vulcain ». Comme le neveu de Charlemagne, comme le
fils de Thétis et de Pélée, Henri Regnault est allé jusqu’au
bout de ses rêves dans la fidélité à l’honneur et au prix de sa
vie. Trop tôt disparu, les historiens de l’art se demanderont
toujours comment eût évolué sa manière, entre réalisme et
impressionnisme, puis à l’irruption du non-figuratif. Mais son œuvre
reste, brûlant témoignage d’un amour inassouvi du monde et de
l’existence. Que le lecteur dont la curiosité n’aura pas été
complètement satisfaite au récit prégnant de ce trop bref
destin veuille s’y reporter : c’est à la toile, d’abord et surtout,
que le peintre confie ce qu’il n’a pas pu, pas osé ou pas voulu
dire. (communiqué de presse du livre de Brigitte Olivier-Cyssau)
l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
Correspondance, recueillie et annotée par Arthur Duparc, suivie du catalogue complet de l’oeuvre de Henri
Regnault et ornée d’un portrait gravé à l’eau-forte par
Laguillermie d’après une photographie de Berthaud, Charpentier, Paris, 1872 (18 x 12 cm, 430 pages) édition originale
- réédition 1904
ses livres
Brigitte Olivier-Cyssau, Le peintre, l'amour, la mort, Henri
Regnault (1843-1871), Séguier, Paris, 2008
Roger Marx, Henri Regnault (les artistes célèbres), Rouam, Paris, sans date, autour de 1890 (26 x 19 cm, 98 pages, illustrations)
ses signatures ses autographes ses manuscrits

ses oeuvres

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