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| Sa personnalité est puissante : "un philosophe pourrait étudier en lui la vertu d'art comme à l'état pur" (Jacques Maritain) ; ses convictions tranchées : "Homo homini lupus" - l'homme est un loup pour l'homme - écrit-il sur une de ses toiles réalisées après la Deuxième Guerre Mondiale ; son style sans concession ; sa curiosité sans limites : il dessine, peint, grave, sculpte, réalise des céramiques et des émaux, crée des cartons pour la tapisserie et le vitrail, écrit ce qu'il pense mais aussi s'exprime en poète... ; sa spiritualité explose sans retenue. Ces "trop" font un grand homme et un grand artiste mais son manque de faiblesse - et de compromission - l'éloigne de la plupart d'entre nous.
"L'oeuvre de Rouault n'est pas faite pour plaire, pour flatter les habitudes, les complaisances du goût. Du spectateur elle exige le même dépassement que de l'artiste. Devant elle s'effareront toujours les inertes, pour qui la beauté est une lâcheté devant l'effort. Cette beauté-ci le requiert : il faut suivre ou nier. beauté et laideur perdent leur sens accoutumé, de même que lumière et ténèbres y renversent leur signe." René Huyghe (allocution pour les 80 ans de l'artiste)
Dès 1902, l'art de l'artiste s'exprime pleinement dans ce sens avec les séries des Juges (1908), des Prostituées et des Clowns, réalisées le plus souvent à l'aquarelle ou à la gouache.
En 1913 le célèbre marchand Ambroise Vollard lui achète toutes les oeuvres de son atelier. Pendant la guerre, il commence à graver pour l'illustration de livres même si les publications n'interviendront que beaucoup plus tard : Miserere (1948) Réincarnation du Pére Ubu (1932)...
A partir de 1918, la peinture et les sujets sacrés prennent une place dominante dans son oeuvre. Dès les années 20, c'est un début de consécration avec une monographie (Michel Puy) et des expositions personnelles en France et à l'étranger. En 1929, il réalise les décors pour Diaghilev du Fils Prodigue de Prokofieff.
Entre 1924 et 1932, il collabore avec l'éditeur Edmond Frapier pour une bonne quarantaine de lithographies en planches et de livres ou séries.
En 1945, grande rétrospective au Museum of Modern Art de New York suivie d'une autre plus importante encore au Kunsthaus de Zurich (catalogue de 263 numéros) en 1948.
Jusqu'à sa mort les expositions se suivent, les parutions de livres se succèdent et les honneurs pleuvent... rendant justice à un homme et un artiste habité d'un important "supplément d'âme".
l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
Souvenirs intimes (Gustave Moreau, Léon Bloy, Charles Baudelaire, Renoir, Daumier, Huysmans, Degas) - édition originale avec six lithographies originales tirée à 385 exemplaires - 2e édition à 1000 exemplaires avec une lithographie originale (Baudelaire), Frapier, Paris, 1927
Poèmes légendaires, poèmes illustrés de 6 lithographies originales et 51 dessins, Porteret, Paris, 1929
(cartonné sous jaquette couleurs, 26 x 19 cm, 126 pages, illustré en couleurs)
catalogue de l'exposition au château et au musée de la Poste de Amboise (F 37), juin - août 1995
textes de l'artiste et de Jules Adeline, Amaury-Duval, Jean-Michel Atlan, Camille Bellanger, Albert Besnard, Jacques Emile Blanche, Eugène Boudin, Paul Cézanne, John Constable, Camille Corot, Gustave Courbet, Lucie Cousturier, Charles Daubigny, Eugène Delacroix, Maurice Denis, Eugène Fromentin, Louis Galloche, Michel Georges-Michel, Anne Louis Girodet-Trioson, Vincent van Gogh, Paul Huet, Wassily Kandinsky, Charles Lapicque, Marie Laurencin, Jean Pierre Laurens, Charles Louis François Le Carpentier, Horace Lecoq de Boisbaudran, Michel Ange, Claude Monet, Morin Jean, Roger de Piles, Camille Pissarro, Odilon Redon, Georges Rouault, Théodore Rousseau, Paul Sérusier, Gino Severini, Paul Signac, Pierre Henri de Valenciennes, Léonard de Vinci, Claude Henri Watelet, James Whistler
(broché, 13 x 13 cm, un véritable cuivre orne la couverture, 40 pages sur papier bouffant 90 grammes, impression "couleur cuivre", 300 exemplaires tous numérotés, références bibliographiques)
Les rapports du graveur avec son cuivre : de la technique d'Abraham Bosse à l'intérêt de Dali, en passant par Picasso, Rouault ou Pissarro, trente artistes, dont des contemporains ,dévoilent leurs rapports, souvent passionnels, avec la planche à graver. Textes de Paul Valéry (qui grava), Gaston Bachelard (en exergue), Jules Adeline, André Béguin, Abraham Bosse, Jean Feugereux, Adolphe Potémont, A. P. Martial (c'est le même que le précédent), Auguste Delatre, Pablo Picasso, Albert Flocon, Jean Eugène Bersier, Stanley William Hayter, Alphonse Lamotte, Maxime Lalanne, Virgil Nevjestic, L. R. Berge, Charlotte Reine, Etienne Cournault, Mario Avati, Georges Rouault, Marcelin Desboutin, Odilon Redon, Salvador Dali, Camille Pissarro, Jacques Villon
ses livres
On joint la traduction française (texte seulement) : Eugène Rouir, Les lithographies de Georges Rouault, éditées par Edmond Frapier, tiré à part de la revue Le livre et l'estampe, XVIII, 1972, n°71-72 (broché, 22 x 14 cm, pages 221 à 243)
monographies par Michel Puy (N.R.F., 1921), Georges Charensol (Les Quatre Chemins, Paris, 1926), Raymond Cogniat (Crès, Paris, 1930), Bernard Dorival (Louis Carré, Paris, 1942)
ses signatures ses autographes ses manuscrits
ses oeuvres
exposition du 4 juillet au 12 octobre 2009, Georges Rouault, Paysages, Musée de l'Annonciade, Saint-Tropez (F 83)
sa présence sur le Web
site des oeuvres de l'artiste :
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