10 décembre/28 novembre (ancien style) 1884 :
naissance à Nieskoutchnoïe, province de Koursk, Russie
(actuellement, oblast de Kharkov, Ukraine) de Zinaïda Lanceray,
fille de Evgenii Aleksandrovitch Lanceray, sculpteur
(1848-1886), et de Ekaterina Nikolaievna Benois, fille de
l'architecte Nikolaï Léontiévitch Benois, architecte. Les deux
familles sont d'origine française
1898 : installation à Saint Pétersbourg, au 15 rue
Nikolskoï (15 rue Glinka) chez Nikolaï Léontiévitch Benois, de Ekaterina
Nikolaievna et ses six enfants après la mort de son mari. Niéskoutchnoïe reste
la résidence de vacances. C'est cette année-là que Alexandre Benois fonde, avec
ses amis Léon Bakst, Konstantin Somov, Serge Diaghilev, Evgueni
Evgenievitch Lanceray (le frère de Zinaïda) et bien d’autres, Mir Iskusstva
(« Le Monde de l’Art »)
1900 : Zinaïda termine ses études secondaires au lycée
Kolomenskoï pour filles
1901 : Entrée de Zinaïda à l’atelier-école de la princesse
Ténicheva (1867-1929), avec comme professeur Ilya Répine (1844-1930).
L'école ferme 25 jours après
Automne1902 : voyage à Vienne, Rome et Capri avec sa mère
et ses sœurs Sofia, Ekaterina et Maria
Mai 1903, Saint-Pétersbourg : elle rentre à l’atelier du
portraitiste Osip Braz (1873-1936)
9 septembre 1905 : Zinaïda épouse son cousin germain Boris
Anatolievitch Sérébriakov (sa mère est la sœur de Eugène Aleksandrovitch
Lanceray)
Octobre 1905 : voyage à Paris où elle entre à l’Atelier de
la Grande Chaumière
Printemps 1906 : retour à Saint-Pétersbourg, via Berlin
26 mai 1906 : naissance de son premier fils Eugène à
Neskoutchnoïe
7 septembre 1907 : naissance d' Alexandre
1909 : l’Autoportrait à la toilette (Galerie
Trétiakov) qu'elle expose en 1910 à la septième exposition de l’Union des
peintres russes et qui marque le début de sa notoriété
1911 : La Baigneuse (musée Russe), Zinaïda devient
membre de Mir Iskusstva
22 janvier 1912 : naissance de Tatiana
1912-1913 : Bania ( musée Russe)
1913 : voyage en Crimée
28 juin 1915 : naissance de Catherine
1915 : La Moisson (Musée d’Odessa)
Entre 1915-1916 : elle travaille avec son frère Evgueni et
son oncle Alexandre Benois sur les
esquisses de fresques murales pour la gare de Kazan à Moscou pour lesquelles
elle choisit le thème de l’Orient : Inde, Japon, Turquie et Siam
1917 : les Blanchisseuses (Galerie Trétiakov)
Décembre 1917 : la famille Sérébriakoff quitte
définitivement Neskoutchnoïe devenue dangereux à cause de la Révolution pour
s’installer à Kharkov. Boris est envoyé en Extrême Orient russe pour travailler
à la construction du Transsibérien, et au retour, il est arrêté par les
Bolcheviques. Libéré, mais ayant contracté le typhus, il meurt le 3 Avril/22
mars (ancien style)1919 après avoir rejoint sa famille. Sans revenus et avec à
sa charge quatre enfants et sa mère, Zinaïda ne peut plus acheter de matériel,
elle travaille alors pour le musée de Kharkov et dessine les collections
archéologiques
1920 : l’artiste retourne à Pétrograd (Saint Pétersbourg),
pour travailler au musée de l’Ermitage où Alexandre
Benois est conservateur. Sa fille Tatiana
rentre à l'école de ballet, la peinture à l'huile devenue rare, Zinaïda réalise
alors une série de dessins au pastel sur le Mariinsky et de portraits de
ballerines
24 Août 1924 : Zinaïda arrive en France pour exécuter une
commande, laissant ses enfants à la garde de sa mère. Elle s'installe chez le
peintre Beloborodoff, rue Malebranche
mai 1925 : séjour à Londres
juillet 1925: arrivée à Paris de son fils Alexandre.
Premier séjour en Bretagne à Camaret
1926 : Nouveau séjour à Camaret, Elle a cette fois le temps
de faire quelques portraits dont celui de Monsieur Hervé. C’est le début
d’une série de « types », portraits instantanés au pastel de la population
locale
1927 : séjour à Berlin (Allemagne). En juillet, elle
s'installe au 10, square Desnouettes dans le XVe arrondissement
6 septembre 1927 : séjour à Marseille, La Ciotat et Cassis
avec son frère et ses cousins Benois
1927 : séjours à Anvers et Bruxelles (Belgique)
mars 1928 : arrivée de Catherine à Paris, tandis que Eugène
l’aîné et Tatiana restent en Russie
mai-juin 1928 : Grande exposition Russe à Bruxelles
(Belgique) où elle fait grande impression sur le baron de Brouwer
décembre 1928 : premier séjour au Maroc, grâce au baron de
Brouwer qui l’y invite afin de réaliser une série de vues et de portraits
23 février au 8 mars 1929 : exposition de 30 études faites
au Maroc à la Galerie Bernheim Jeune
1930 : Zinaïda déménage au 4 square Desnouettes, (Paris XV)
Eté 1930 : séjour à Collioure
août 1931 : séjour à Nice chez Natacha Brun de Saint
Hippolyte, la femme de son cousin germain, et chez Lidya Korvan, sœur de cette
dernière, à Menton
printemps 1932 : second voyage au Maroc à Marrakech et Fès
1932 : voyage à Florence, Assise et Buggiano (Italie)
3-18 décembre 1932 : Exposition à la Galerie Charpentier,
Le musée du Jeu de Paume acquiert un nu daté du 20 janvier 1931
15 janvier 1934 : installation au 72. rue Blanche, Paris
IX e
été 1934 : séjour à Pont-l’Abbé (Bretagne)
été 1935 : séjour à Estaing (Auvergne)
1936 : réalisation de panneaux décoratifs pour la villa du
Baron de Brouwer en Belgique
juillet 1937 : séjour à Concarneau (Bretagne)
été 1938 : séjour à Calvi (Corse)
automne 1938 : séjour à Aix en Provence, à San Geminiano
(Italie)
janvier 1939 : Zinaïda subit une opération à l'œil, à la
suite de quoi elle ne peut plus travailler sans lunettes
juillet 1939 : séjour à Genève et Adelboden(Suisse)
1939-1945 : Durant les années de guerre, la famille
Sérébriakoff reste principalement à Paris, Zinaïda réalise une série d'études
sur le vif de la vie sous l'occupation : dans le métro et les jardins des
Tuileries et du Luxembourg
1er octobre 1942 : la famille déménage au 31,
rue Campagne Première. Zinaïda subit à nouveau une lourde opération
En 1947 : elle est naturalisée française
juin 1947 départ pour l'Essex (Angleterre) , chez sa
cousine Edouards
été 1949 : nouveau séjour en Angleterre puis à Epiry
(Bourgogne et non Auvergne comme l'écrit Z.S.) pour une commande
mars 1950 Zinaïda a de fortes crises de rhumatismes
automne 1950 : Séjour à Salies de Béarn (Pyrénées) pour une
cure
1954 : exposition dans son atelier
été 1955 : nouveau séjour à Genève
automne 1957 : séjour au Portugal
été 1958 : séjour en Angleterre, chez une amie de sa fille
Catherine
mai 1960 : Elle revoit enfin Tatiana et Eugène, ses deux
enfants restés en Russie
mars 1961 : visite de deux jeunes gens de l'Ambassade
d'URSS venus proposer au nom de l'ambassadeur, S. A. Vinogradov, d'organiser une
exposition en URSS. Le 19 avril, c'est Guerasimov, Chmarinov et Sokolov qui lui
proposent d'envoyer ses œuvres à Moscou, Leningrad et Kiev pour des expositions.
Zinaïda donne finalement son accord à sa fille Tatiana pour l'organisation d'une
exposition à Moscou en 1965 dans la salle de l’Union des peintres d’URSS, puis à
Kiev au musée d’état d’art russe et en 1966 au musée Russe de Léningrad
19 septembre 1967 à 6 h 25 Zinaïda Sérébriakova
meurt à l'hôpital Cochin à Paris sans être retournée en Russie
Zinaïda, d’origine française, était catholique, la messe
d’enterrement est célébré à l’église Notre-Dame-des-Champs, boulevard du
Montparnasse, Paris 14. Elle est ensuite inhumée dans le cimetière russe de
Sainte-Geneviève des Bois
(biographie communiquée par la famille de l'artiste)
l'artiste vu par ses confrères
ses écrits
Zinaïda Serebriakova, Lettres. Témoignages des contemporains de
l’artiste, Ed. Iskusstvo, Moscou 1987 (en russe)
ses livres
Zinaïda Evgenievna Serebriakova, Russkie Khudozhniki XX Vek, Vladimir F.
Kruglov, édition Zolotoï vek, collection Khudozhnik Rossi, Moscou, 2006 (en
russe)
Peintres russes en Bretagne, éd. Palantines et Musée départemental
breton, Quimper, 2006
ses signatures ses autographes ses manuscrits
ses oeuvres
sa présence sur le Web
son contact ses amis
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