Emmanuel
Fougerat, Sisley (Médecines et peintures - Laboratoire Chantereau), Innothéra, Arcueil, sans date (broché piqûre à cheval, 21 x 17 cm, 12 pages, illustrations dont hors texte en couleurs)
- lettre touchante de l'artiste - un article sur la Papaïne par R.
H. Monceaux + publicités médicales
Lhote
André, Parlons peinture, Denoël et Steele, Paris, 1936 (broché, 22 x 14 cm, 320 pages, planches hors texte)
- recueil d'articles : De la composition classique, Nature-peinture;
Peinture-poésie, L'art et l'état, l'art et la bouche, De l'utilité des salons de
peinture, Réponse à Jacques Emile
Blanche, L'art italien,
Henri Rousseau, Art
populaire, Chassériau
et l'inquiétude moderne, Renoir
et l'impressionnisme, Renoir
par Ambroise Vollard, Renoir
Pissarro
Monet
Sisley, L'exposition de
peinture hollandaise, L'art français vu de Belgique, James
Ensor,
Breughel. Exposition
Boucher, A propos de
Fragonard, A l'exposition
Winterhalter,
Exposition des frères
Le Nain,
Sur Courbet et
Delacroix,
Delacroix au Louvre,
Corot chez Paul Rosenberg,
Chardin au théâtre Pigalle.
Les surindépendants, Oeuvres littéraires de
Delacroix,
Corot,
Seurat, Rétrospective
Toulouse-Lautrec,
Rouault,
Bonnard, Maria
Blanchard, Dessins du
Corrège et de son école,
Gauguin et ses amis, Deuxième lettre ouverte à Jacques Emile
Blanche, Les créateurs du
cubisme...
Il est inexplicable que l’on se soit imaginé soudain que la lumière
ne pût s’obtenir que par des tons clairs. L’histoire de la peinture
prouve qu’il n’en est pas ainsi... Toute peinture, après vingt ans,
baisse de ton. Elle se soutient par la distribution des valeurs. Un
paysage de Gainsborough, un Canaletto, un Manet
de 1867 et fait avec les vieilles recettes, j’en ai la preuve devant
moi, ont plus de puissance lumineuse qu’un Sisley. Les tons
entiers, opposés par taches pures, même chez Seurat et
Signac, passent, se ternissent : dès que leur puissance
colorante s’anéantit, le tableau meurt. (Jacques-Emile Blanche,
De David à Degas, Emile-Paul)
ses écrits
Mon cher Duret
Avant votre départ de Paris et à la suite de la vente Hoschedé, vous
avez pu constater, j’en suis sûr, le pas que j’ai fait dans
l’opinion. Je n’ai donc pas besoin de vous faire l’article. Voilà
l’été qui s’en va et je perds un temps qui m’est plus que jamais
précieux.
Parmi vos amis de la Saintonge, ne pourriez-vous pas trouver un
homme intelligent, qui aurait assez de confiance dans vos
connaissances artistiques, pour se laisser convaincre par vous,
qu’il ne ferait pas une mauvaise affaire, en plaçant quelque argent,
dans l’achat de tableaux d’un peintre sur le point d’arriver.
Si vous le connaissez, voilà ce que vous pourriez lui proposer de ma
part : 500 F par mois pendant six mois, pour trente toiles. A
l’expiration des six mois, comme il peut ne pas être disposé à
garder trente toiles d’un même peintre, il pourra en distraire une
vingtaine, risquer une vente, rentrer ainsi dans ses débours et
avoir dix toiles pour rien.
Cette dernière combinaison m’a été suggérée par Tual, le
commissaire-priseur successeur de Boussaton, que j’ai vu ces jours
derniers et auquel j’ai vendu une toile. Il m’a engagé fortement à
faire une vente l’hiver prochain, en m’assurant du succès. Vous
voyez, mon cher Duret, que l’affaire que je vous propose est tout à
fait pratique et a toutes les chances de réussir. Tâchez donc de me
trouver ce commanditaire.
Il s’agit pour moi de ne pas laisser passer l’été sans travailler
sérieusement, sans préoccupations, pour pouvoir faire de bonnes
choses, persuadé qu’à la rentrée on marchera. Petit ne sera pas
éloigné, à ce moment, de me donner un coup d’épaule.
Persuadé que vous ferez votre possible pour la réussite de ce que je
vous propose et, en attendant votre réponse, je vous serre la main
d’amitié.
A. Sisley
18 août 1878
Mon cher Duret
Je vous crois assez de mes amis pour, à un moment donné, faire un
effort pour contribuer à me donner un coup d’épaule. Quelques-uns de
mes amis, beaucoup par amitié et un peu intéressés à ce que
j’arrive, me prêtent leur concours. Je compte sur le vôtre.
Je suis fatigué de végéter, comme je le fais depuis si longtemps. Le
moment est venu pour moi de prendre une décision. Nos expositions
ont servi, il est vrai, à nous faire connaître et en cela elles nous
ont été utiles, mais il ne faut pas, je crois, s’isoler trop
longtemps. le moment est encore loin, où l’on pourra se passer du
prestige qui s’attache aux expositions officielles. Je suis donc
résolu à envoyer au Salon. Si je suis reçu, il y a des chances cette
année, je crois que je pourrai faire des affaires et c’est pour m’y
préparer, que je fais appel à tous ceux de mes amis qui me portent
de l’intérêt. Il faut que je puisse travailler et surtout faire voir
ce que je fais, dans des conditions convenables. Je quitte Sèvres,
ces jours-ci, mais je ne m’éloignerai pas de Paris.
Sèvres, le 14 mars 1979
A. Sisley
(Ces deux lettres ont d’abord été publiées par T. Duret dans la
Revue Blanche du 15/3/1899, avec d’autres ?, puis reprises dans son
Histoire des peintres impressionnistes)
ses livres
ses signatures ses autographes ses manuscrits
ses oeuvres
L’Estampe impressionniste, Bibliothèque nationale, Paris,
1974
participant à la première exposition impressionniste (1874)
sa présence sur le Web
son contact ses amis